Vous avez dit « Commission mixte »? (Tribune de José Nawej).

Vous avez dit « Commission mixte »? (Tribune de José Nawej).

Vous avez dit « Commission mixte »? (Tribune de José Nawej).

A l’Hémicycle,  commission mixte = Union sacrée et FCC! Que les matheux pardonnent ce « raccourci« . Que les modestes littéraires  ne se torturent pas les méninges.   L’heure n’est ni à l’arithmétique, encore moins à l’algèbre.  Mais à un simple constat  à l’aune de l’un des tomes du  bréviaire du député national qu’est le Règlement intérieur.

En l’occurrence, pour statuer sur le dossier « candidat Président » de la CENI, le RI de la Chambre requiert la mise sur pied d’une commission mixte paritaire.  Hier à l’Assemblée nationale, cette mayonnaise-là n’a pas pris. Les groupes parlementaires du bloc  FCC qui est l’autre élément essentiel de la mixité  ne se sont  pas joints  à leurs collègues de  l’USN.   

Pas donc besoin d’être thuriféraire ou…tambourinaire  de la kabilie pour comprendre que dans la configuration actuelle de l’Assemblée nationale opposition parlementaire rime avec FCC. La commission mixte comprend, par conséquent,  forcément  les députés Union sacrée de la Nation qui tiennent lieu de la majorité et les élus FCC qui font office de l’Opposition. Sans cette alchimie, point de mixité.

 Or, il se trouve que le FCC conditionne sa participation à ladite commission par le consensus au niveau des confessions religieuses chargées de désigner le candidat Président de la CENI. Cette musique se fait entendre au sein même de la -nébuleuse?- USN où les Katumbistes en appellent aussi à une approche consensuelle dans la désignation du préposé au poste de numéro 1 de la Centrale électorale.  

 De fait, les leaders religieux sont comme frappés par le syndrome de la tour de Babel. Non seulement, Ils parlent plusieurs langues mais en plus ils sont loin, très loin même de parler le même langage. Ca fait capharnaüm. C’est la totale. 

Dans sa position délicate, façon ligne de crête, le speaker de l’Assemblée nationale aura beau affirmer que le pays ne peut s’arrêter à cause d’une composante. Christophe Mboso a beau jeu de  remettre au goût du jour la jurisprudence « boycott UDPS« , cette dialectique ne changera rien au texte. La commission sera mixte paritaire  ou ne le  sera pas. Et les sujets de droit sont les groupes parlementaires constitutifs du FCC et non des députés agissant en électrons libres.

Curieux destin que celui du FCC qui garde encore  de beaux restes après avoir été  déboulonné du piédestal majoritaire de l’Hémicycle. Avec plus de cent députés,  l’ancienne majorité parlementaire entend prouver qu’il n’est pas à ranger dans la catégorie « has been« .

Reste qu’entre les velléités  de « passage en force » de la majorité  et l’option obstructionniste de la minorité de blocage, il y a le devenir et l’avenir d’un pays où  la résurgence d’un  cocktail de  « vieux démons » fait redouter le  remake de certaines heures sombres de son histoire. « Gouverner c’est prévoir, ne rien prévoir c’est courir à sa perte« . Plus d’un siècle après, cette citation d’Emile Girardin sonne encore comme un avertissement sans frais aux députés. Et, plus largement, à l’ensemble de l’establishment rd congolais.

José NAWEJ

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