Violences basées sur le genre, l’assemblée provinciale de la Tshopo endosse une proposition d’édit de l’ONG AFIA MAMA.

Violences basées sur le genre, l’assemblée provinciale de la Tshopo endosse une proposition d’édit de l’ONG AFIA MAMA.

Violences basées sur le genre, l’assemblée provinciale de la Tshopo endosse une proposition d’édit de l’ONG AFIA MAMA.

Les violences basées sur le genre en République démocratique du Congo sont liées, pour la plupart, aux coutumes, traditions et mœurs, aux pratiques sociales dans la vie domestique, à la faible scolarisation et l’ignorance par les femmes de leurs droits ainsi qu’aux conflits armés et autres. Elles deviennent de plus en plus un problème de société.

Cette réalité n’échappe pas à la province de la Tshopo. Les différents cas des violences sexuelles rapportés dans les territoires de Basoko et Yahuma par AFIA MAMA, dépassent ceux des villes de Goma et Bunia.

A cette problématique, s’ajoute l’éloignement entre les offices de police, les parquets et les juridictions qui enfin causent problème dans le processus de l’administration de la justice.
Une situation qui n’est pas bénéfique pour les victimes en laissant parfois le bourreau libre et qui peut récidiver à tout moment.

Face à cette situation AFIA MAMA, cette organisation non gouvernementale oeuvrant dans 23 provinces de la RDC, se propose l’élaboration mais aussi l’accompagnement de la proposition d’édit provincial portant sur la lutte contre les violences basées sur le genre et l’accès à la justice.

« …il fallait que l’autorité provinciale parvienne quand même à prendre certaines mesures pour permettre à ce que les droits de lutte contre les violences basées sur le genre et l’accès à la justice soient privilégiés », estime Maître Frédéric Kwamba, conseiller juridique au sein de AFIA MAMA.

Pour ce juriste, cette proposition d’édit va traduire l’engagement de la province de la Tshopo en vertu de l’article 203 de la constitution à prendre des dispositions dans la recherche des solutions sur des nombreux cas des violences.

« il est impératif qu’au niveau local qu’on recherche des solutions car en dépit des lois que nous avons, les solutions ne sont toujours pas apportées sur la question des violences basées sur le genre. Donc il faut qu’au niveau provincial et local qu’il y ait la possibilité de mettre la machine en marche dans le but d’arriver à protéger ce qu’au niveau national a été promulgué », précise Frédéric Kwamba.

C’est le samedi 8 janvier 2021 dans un atelier de plaidoyer réunissant les députés provinciaux et quelques membres du gouvernement provincial de la province de la Tshopo et en leur tête le gouverneur ad intérim, que l’ONG AFIA MAMA a officiellement présenté et remis au bureau de l’assemblée provinciale, le draft de cette proposition d’édit ayant trait aux questions liées aux violences basées sur le genre et l’accès à la justice.

Par cette assise, AFIA MAMA se veut accompagner le processus de l’élaboration et de vote d’un édit provincial en matière des violences sexuelles mais aussi d’identifier les autorités provinciales qui vont porter cet édit.

Occasion faisant le larron, Maurice Abibu Sakapela, gouverneur intérimaire de la province de la Tshopo, pense que cette proposition d’édit devra contenir des dispositions indispensables et devra protéger la jeune fille et la femme.
Il émet les vœux de voir ce draft d’édit protéger également l’homme, car le genre inclut ce dernier et la femme.

Il convient de souligner que AFIA MAMA œuvre dans la province de la Tshopo depuis 2019 et dans trois territoires notamment, Ubundu, Basoko et Yahuma. Cette organisation non gouvernementale crée depuis 2012 dans le Haut-Katanga, travaille sur 4 axes dont la santé, la justice, l’entrepreneuriat et l’agro-pastorale.

Jean-Claude Fundi

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *