Quid du » J’accuse » de l’Abbé Nshole ? (Tribune de José Nawej)

Quid du » J’accuse » de l’Abbé Nshole ? (Tribune de José Nawej)

Quid du  » J’accuse  » de l’Abbé Nshole ? (Tribune de José Nawej)

Pas besoin d’exégèse ni d’herméneutique pour comprendre le  » J’accuse  » de l’Abbé Donatien Nshole. Un déballage en français facile.  Sans  paraboles bibliques.  Sans  circonlocutions ecclésiastiques. Bref, sans langue de bois.  

 Le porte-parole de la CENCO a dénoncé proposition de  corruption des chefs religieux -100 mille dollars, Jeeps-, intimidations, menaces… En somme,  un chapelet d’antivaleurs  qui, aux yeux du missi dominici des Evêques catholiques, devrait invalider la candidature de Denis Kadima à la présidence de la CENI.

Après la prestation de l’Abbé, une seule question taraude les bonnes âmes : quelle suite réserver à ce faisceau d’accusations? Le fameux so what.  Devrait-on y opposer le « Tout va très bien madame la Marquise? » Devrait-on  répondre au prélat  par le « Circulez, il n’y a rien à voir  » ? Ou par l’Abbé a…ccuse, la caravane transportant Denis Kadima passe  » ? Ou, en revanche, devrait-on considérer que la charge est suffisamment grave pour que la Justice se saisisse de l’affaire ?  D’autant  que la doxa officielle du nouveau pouvoir se trouve être l’Etat de droit sur fond de  lutte contre « les antivaleurs « 

Si l’on a dénoncé  dans toutes langues et sur tous les tons  la corruption à ciel ouvert en aval lors des élections sénatoriales, le bon sens et la cohérence devraient commander que l’on fasse de même de  la tentative d’achat de consciences relevée par le prélat catholique. Car, qui  vole un œuf, volera un bœuf. Dans tous les cas, qui a bu boira.  

Plus fondamentalement, comment prendre le risque de continuer avec un processus dont la malformation congénitale est tout aussi visible à l’œil nu que celle de l’épopée Malonda ?  A moins que la doctrine puritaine soit à géométrie variable. Et que la croisade morale obéisse non  à une logique d’assainissement des mœurs au sein de l’espace public, mais au fameux  » Otes-toi de là que je m’y mette « et à  son pendant – une fois au pouvoir –  » J’y suis, j’y reste « . 

 José NAWEJ

Un commentaire sur “Quid du » J’accuse » de l’Abbé Nshole ? (Tribune de José Nawej)

  1. Une telle tribune, partisane à mon sens, m’étonne. J’aime comment Nawej fait pour croire et relayer avec enthousiasme des accusations contre inconnus et sans preuves?

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