Festival Ngoma, les rideaux s’ouvrent, le CAB, Collectif des Artistes Boyomais, frappe.

Festival Ngoma, les rideaux s’ouvrent, le CAB, Collectif des Artistes Boyomais, frappe.

Festival Ngoma, les rideaux s’ouvrent, le CAB, Collectif des Artistes Boyomais, frappe.

Nous sommes vendredi 24 septembre 2021. Il est dix sept heures passé de quelques minutes. Le modérateur du jour annonce le programme, le coordonnateur du Groupe TACCEMS Asbl fait son speech et le CAB monte sur scène. Le Collectif jour la pièce « la malice des hommes » de Aristide Tarnagda.

Les lumières éclairent la scène, les comédiens surgissent, le jeu des acteurs est quasi parfait et le public trouve son compte. Une dizaine de comédiens tient en haleine la salle pendant près de soixante minutes.

« La malice des hommes » met en scène, à travers trois tableaux, les derniers jours d’un dictateur avant l’alternance démocratique et fait en même temps le portrait-robot du dictateur en disséquant pour le public les rouages du processus qui le génère. Dans un monde où le théâtre se veut dynamique et moins lourd sur le plan des ressources humaines, Innocent BOLUNDA, metteur en scène et fondateur de la compagnie Eurêka théâtre, a pris un risque en s’attaquant à une pièce lourde et qui peut faire échec à certains nombre des metteurs en scène novices. Il a réussi.

Pour Innocent BOLUNDA, il n’y a aucune magie dans ce qu’il a produit comme spectacle. La rigueur et la discipline finissent toujours par payer.

« …c’est vrai qu’au début on avait des petits soucis par rapport au travail qui nous attendait, surtout que la moitié de comédien sur scène jouait presque pour la première fois. Finalement, l’expérience, la maîtrise et la persévérance ont fini par payer. Les comédiens ont rempli leur contrat et je ne peux que me réjouir… »

L’on a pu admirer les talents de Tito Munganga qui a interprété le rôle du dictateur, Daric BUSUDRU, Johs LUTU, Rebecca BOSSONGO, Dieu Merci IKUBU et toute la suite des artistes qui ont pu défiler sur la scène de l’espace Culturel Ngoma ce vendredi 24  septembre 2021 pour ouvrir la onzième édition du festival Ngoma, Rencontre Internationale des Arts de scène.

Spectacle réussi, public satisfait, il n’y a que l’œil d’un fin expert de la mise en scène pour détecter les failles. Et les failles, à en croire les culturels présents dans la salle, il n’y en avait pas trop.

Devant ce joker lancé au tout début du festival, la onzième édition du festival Ngoma s’annonce palpitante. La barre étant placé très haute, les treize compagnies théâtrales qui devront poursuivre l’aventure comptent faire plus pour garder l’ambiance du festival au même diapason.

La prestation de ce vendredi rejoint un extrait du discours du Coordonateur du Groupe TACCEMS Asbl qui déclaré, nous citons,

« …Pour cette édition, le comité d’organisation a concocté une recette digne du respectueux public que vous êtes. Du drame à l’humour en passant par la tragédie, tout a été pris en compte pour rendre agréables ces sept jours pendant lequel nous célébrerons le théâtre dans toute sa splendeur… »   

La Rédaction.

 

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